Les 5 effets des cris sur le cerveau des enfants:

Les cris et les humiliations sont considérés comme une forme de violence psychologique.

S’il n’est pas malsain de s’emporter de temps en temps – nous restons humains, avec notre lot d’émotions fortes – la violence éducative ordinaire (VEO) se fait dans la répétition et dans l’intensité. Il y a plusieurs conséquences à cette violence. Nous allons en voir 5 principales:

  1. Incidence sur l’amygdale et le cortex préfrontal.

Ces deux zones sont plus petites que chez les personnes qui n’ont pas été en contact répété avec ce type de violence. Les performances liées aux compétences mobilisées par ces zones sont amoindries.

L’amygdale traite le danger immédiat, exemple: une alarme de sirène qui provoque un stress. Les fréquences sonores de ces sirènes sont similaires aux fréquences émises par les cris. Le cri est un déclencheur de survie, il prévient d’un danger. Nous avons tous pu observer les animaux utiliser ce comportement « d’alerte » pour prévenir leur groupe d’un danger imminent. Comportement qui déclenche la fuite de ce groupe. L’amygdale traite ses données et peut déclencher un stress chronique car cette zone est habituée à subir des agressions répétées.

Le cortex préfrontal, traite les capacités d’apprentissage, de réflexions et de décision. Par imagerie médicale, il a été démontré que les enfants violentés psychologiquement de manière régulière, on cette zone plus petite que chez d’autres individus non violentés. Ils ont donc, de moins bonnes capacités d’apprentissage et une perte de repère quant à leur capacité de manière globale.

2- Dépression et anxiété chronique.

3- Agressivité et sensibilités exacerbée

LA VEO apprend aux enfants à réagir face à une situation de stress avec agressivité. Leur gestion de la frustration est plus sensible. Le modèle inculqué étant intégré au fur et à mesure du temps, il s’agit d’un comportement automatisé par mimétisme face au comportement du parent.

4- Désobéissance et instabilité émotionnelle

Les cris provoquent 3 réactions de survie : la sidération, la fuite, l’attaque. Dans les 3 cas de figure, cela limite les capacités d’empathie et de recul sur une situation donnée. Les enfants ont tendance à ne plus écouter lorsqu’on leur crie dessus.

5- Insécurité et perte de confiance

Cette insécurité et cette perte de confiance s’établissent au sein de la famille mais aussi en la personne victime de ces cris. Les pertes de repères secure fait grandir des peurs quant à son propre comportement et met à mal la relation avec la personne qui est censée être le référent d’attachement secure.

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