Introduction:
Nous sommes des reflets, des miroirs pour nos enfants. Autrement dit, des guides pour les aider à avancer dans la vie. Toutes nos attitudes, qu’elles soient verbales ou non verbales sont observées et analysées par les enfants. Cela les aide à se comporter en société.
Nous allons voir dans quelles mesures ces attitudes ont un impact sur le comportement et l’estime des enfants.
Les 2 types d’attitudes évoquées ci-dessous, mettent, inconsciemment, des étiquettes sur les performances présumées des enfants. Ces étiquettes restent dans l’inconscient à force d’être répétées et vont, plus ou moins, déterminer le comportement et l’image qu’ils ont d’eux même et de la vie.
1. Effet pygmalion
Dans la mythologie, Pygmalion était un sculpteur qui avait fait vœux de célibat. Il se mit à sculpter le corps d’une femme (Galatée), qu’il estima être la beauté incarnée, la perfection et il en tomba amoureux. Il se persuada tellement de son existence réelle, que la sculpture prit vie.
Cette légende émet le fait que, lorsque l’on croit très fort en quelque chose, cette croyance peut devenir réelle alors qu’il n’en est rien dans la réalité. Seule notre imaginaire prend vie. C’est un effet de suggestion par croyance.
- Renforcement positif (« Tu es doué en math », « Il a un don pour la guitare », « Il est fort en sport comme son père ») : l’enfant se sent valorisé dans des domaines qui lui sont attribués de manière arbitraire sans forcément prendre en compte ses besoins profonds. Cela peut engendrer une forte pression et un manque de repère sur la personnalité et les goûts individuels de l’enfant. Cela peut l’empêcher d’aller à la rencontre de lui-même.
2. Effet Golem
Dans la mythologie, toujours, Le Golem est une créature informe dépourvu de parole. Un fœtus d’argile effrayant.
Cette légende émet le fait que, lorsque des phrases ou des attitudes vont limiter l’enfant dans le développement de ses capacités, cela engendre une sorte de prophétie auto-réalisatrice qui fait croire à l’enfant que ses performances sont limitées, ou que son comportement n’est jamais le bon.
Renforcement négatif, (« Tu es maladroit », « Tu n’y arrivera pas tout seul », « attention tu vas encore renverser ton verre ») : L’enfant se sent dévalorisé et étiqueté dans des domaines qui lui sont attribués de manière arbitraire sans laissé libre court à ses compétences profondes en apprenant de ses erreurs.
3. Quelles solutions:
Des rapports bienveillants sont à privilégier, tout comme revoir les attentes que l’on met sur nos enfants ou élèves, en fonction de leur âge et de leurs capacités. Les demandes doivent être ajustées et atteignables.
Les demandes positives sont à privilégier, la négation est incompréhensible pour les enfants. Savoir communiquer avec eux passe par des phrases courtes et bienveillantes telles que « Tu as réussi la semaine dernière, tu vas réussir cette semaine », « J’ai confiance en toi », « Je crois en toi ».
Ces phrases sont beaucoup plus généralistes et ne pointe pas du doigt un fait précis mais plutôt une attente émotionnelle (confiance, positivité, bienveillance, calme, croyance dans les capacités de l’enfant à un moment précis).
